25 février. Avranches manifeste son soutien à l’Ukraine

Samedi 25 février, une table d’information était installée sur le marché d’Avranches par l’association Itinérance Sud-Manche, et un deuxième rassemblement avait lieu à 17h, organisé par la LDH, ISM et la municipalié.

OUEST-FRANCE  Audrey VAIRÉ. Publié le 26/02/2023 à 18h10

« Nous n’oublions pas l’Ukraine. Un an après l’invasion russe, plusieurs manifestations de soutien étaient organisées dans plusieurs villes de France ce week-end.

Samedi 25 février 2023, la petite communauté de réfugiés ukrainiens vivant ici a tenu un stand sur le marché. Puis, à 17 h, ils ont lu un poème dans leur langue, chanté l’hymne de leurs pays et de l’Europe, et brandi leur drapeau à l’occasion d’un rassemblement, place Littré, qui a attiré une quarantaine de personnes.(une centaines d’après nos calculs )

Vers un jumelage avec Ichnya

Le maire, David Nicolas, qui a souvent répété son soutien aux victimes du conflit, était absent. « Il est justement parti poser les bases d’un jumelage avec la ville d’Ichnya, à l’est de Kiev », a révélé son adjoint, Christian Cossec. L’édile a donné quelques détails sur ses réseaux sociaux. Son périple de trois jours s’est fait aux côtés de Ronan Loas, le maire de Ploemeur (Morbihan), à l’invitation d’Olena Buturlym, la maire d’Ichnya, qu’ils avaient rencontrés au congrès des maires en novembre dernier.

Ils ont visité les entreprises, les lieux de vie, les services publics… Comme cette école visée par des tirs de char, où les élèves apprennent « dans un établissement en partie détruit, où plane le traumatisme de la guerre ». David Nicolas promet une communication plus large dans les prochains jours « sur cet engagement que nous comptons mener entre nos villes, dans les mois et les années qui viennent ».

En attendant, Christian Cossec a rappelé dans son discours l’importance « d’offrir un accueil chaleureux » aux réfugiés, qu’il appelle « à traiter avec compassion, empathie et respect». Les représentantes de la section locale de la Ligue des droits de l’Homme et de l’association Itinérance Sud-Manche, qui accompagne les demandeurs d’asile, se sont également exprimées. La cérémonie, émouvante, s’est terminée par un dépôt de gerbe et des chants. »

Une nouvelle année

ISM vous transmet ses vœux avec la belle illustration de Fanny Michaelis, qui annonçait déjà les festivités des 10 ans.

Les mots prononcés à cette occasion par Martine Lavallette, notre présidente, résonnent aussi en ce début d’année:

« Pourquoi avons-nous tous plébiscité cette affiche ? Pour deux raisons principales : tout d’abord c’est la liberté du dessin et des couleurs qui ont provoqué en nous une vraie émotion, un vrai plaisir, ensuite c’est le choix de symboliser l’action d’Itinérance Sud Manche par une figure féminine et maternelle. D’un pas botté et déterminé, cette femme traverse une mer sombre et houleuse alors que s’accrochent ou reprennent pieds, sur sa robe couleur espoir, de petits personnages avec pour tout bien, leur petit sac à dos. Une jeune fille plus grande est portée et soutenue sur ses épaules. Cela m’a rappelé « Le roi des Aulnes » de Michel Tournier. A la fin du roman, tel Saint Christophe, Abel Tiffauges sauvera en le portant sur ses épaules un enfant juif Ephraïm qui lui révèlera le lourd secret de l’atrocité de son destin.

Fanny a aussi dessiné des oiseaux comme des lumières rappelant notre logo : ils éclairent le tableau, symboles du rêve, de la migration et du but à atteindre à tout prix : la liberté. Enfin elle a représenté un lien qui serpente dans l’espace du tableau : je veux croire que c’est celui de la fraternité (spirituelle pour certains, républicaine pour d’autres, ou simplement de l’empathie, ce besoin humain de porter attention à l’autre …)

En fait ce beau tableau résume bien la philosophie d’Itinérance Sud Manche : tout ce qui met ou laisse l’homme dans un état de dépendance tel qu’il a un besoin incontournable de l’autre pour être porté par lui, le temps nécessaire mais « juste ce qui suffit », pour qu’il puisse après les épreuves, reconstruire sa vie. »

18 décembre 2022. Rassemblement à Saint-Lô, Plage Verte. Journée internationale des migrant.e.s

A l’occasion de la journée internationale des migrant.e.s du 18 décembre, nous appelons à un rassemblement pour dénoncer le projet de loi sur l’immigration.

A Saint-Lô , plage verte

Dimanche 18 décembre à 14h

Guerres, répression violente de régimes autocratiques, absence des droits élémentaires, grande pauvreté : tous les jours des personnes, seules ou en famille, tentent de se mettre à l’abri de ce qui les empêche de vivre.

Nous voyons aussi monter dans notre pays la haine et le rejet des étrangers, manipulés par des partis politiques de plus en plus nombreux, qui font de ce rejet le fer de lance de leur politique : Le projet d’une 29 ième refonte de la loi immigration semble aller dans ce sens selon ce que le gouvernement veut bien en laisser fuiter.

Mais nous sommes des millions d’étrangers, d’étrangères à ce monde de haine et de rejet : notre monde s’appelle Solidarité :

A l’occasion de la journée internationale des migrant.e.s du 18 décembre, nous vous appelons à un rassemblement :

·       Contre le projet de loi sur l’immigration 

·       Contre la double peine et les centres de rétention

·       Contre la criminalisation de la solidarité

·       Pour la régularisation des Sans-Papiers

·       Pour la liberté de circulation

·       Pour l’égalité des droits

Collectif 50 pour les droits des étrangers

Membres:

Itinérance Cherbourg, Collectif Saint-Lois D’aide aux Migrants (CSLAM), Pastorale des Migrants, Groupe Migrants d’Alternatives Solidaires, Solidarité sous les pommiers, Port d’Attache Granville, Itinérance Sud Manche, Association Mortainaise d’Accueil et d’Aide aux réfugiés, Fédération de la LDH Manche, Comité Manche Droit des Femmes

Avec le soutien de

Ensemble, Secours Populaire, Secours Catholique, le MRAP, la CGT, EELV 50, LFI, PCF Manche

Un texte qui résonne , par Stefan Zweig

« Regarde-les donc bien ces apatrides, toi qui as la chance de savoir où sont ta maison et ton pays, toi qui à ton retour de voyage trouves ta chambre et ton lit prêts, qui as autour de toi les livres que tu aimes et les ustensiles auxquels tu es habitué. Regarde-les bien, ces déracinés, toi qui as la chance de savoir de quoi tu vis et pour qui, afin de comprendre avec humilité à quel point le hasard t’a favorisé par rapport aux autres. Regarde-les bien, ces hommes entassés à l’arrière du bateau et va vers eux, parle-leur, car cette simple démarche, aller vers eux, est déjà une consolation ; et tandis que tu leur adresses la parole dans leur langue, ils aspirent inconsciemment une bouffée de l’air de leur pays natal et leurs yeux s’éclairent et deviennent éloquents.

Telle est bien en effet notre nature : tout le mal qui a lieu ici-bas, nous en sommes informés. Chaque matin, le journal nous lance en pleine figure son lot de guerres, de meurtres et de crimes, la folie de la politique encombre nos pensées, mais le bien qui se fait sans bruit, la plupart du temps nous n’en savons rien. Or cela serait particulièrement nécessaire dans une époque comme la nôtre, car toute œuvre morale éveille en nous par son exemple les énergies véritablement précieuses, et chaque homme devient meilleur quand il est capable d’admirer avec sincérité ce qui est bien.»

▬ Stefan Zweig, né le 28 novembre 1881 . Extrait de “Voyages” un texte tristement d’actualité.