Une pétition pour que cessent les expulsions des jeunes étrangers en apprentissage ou en formation dans notre pays

Lien vers la pétition :
https://www.change.org/

Il y a plusieurs mois, Stéphane Ravacley, boulanger à Besançon, a entrepris une grève de la faim. Laye Fodé Traoré, jeune migrant guinéen, dont il était le maître d’apprentissage, venait d’avoir 18 ans et de recevoir une Obligation de quitter le Territoire Français (OQTF). Par sa démarche radicale, Stéphane a exprimé sa révolte face à cette décision administrative abrupte aux conséquences destructrices. Partout en France ces situations se multiplient, ces jeunes sont les victimes d’un système incohérent et soumis à l’aléa de décisions administratives variables d’une préfecture à l’autre .

Nous soutenons la proposition de loi de Jérôme Durain, Sénateur de Saône et Loire qui sera examinée le 13 octobre par le Sénat.

Pour que cessent les expulsions des jeunes étrangers en apprentissage ou en formation dans notre pays ; pour que la France continue à placer les enjeux humains universels au cœur de ses valeurs ; pour donner une vraie chance à d’autres Laye, Yaya, Boubacar et Sidiki, rejoignez notre mobilisation, signez cette pétition, écrivez à vos élu.e.s !

Pour sauver Omar, jeune afghan de 21 ans menacé d’expulsion : signez la pétition !

Pétition pour Omar

une manifestation devant la mairie d’Avranches est prévue jeudi 23 septembre à 10h30

Omar*, un jeune afghan de 21 ans a été notifié le 10 septembre dernier par Monsieur le Préfet de la Manche, d’une Obligation de Quitter le Territoire Français avec retour dans son pays.

Arrivé il y a 5 ans en France, il a été pris en charge par l’Aide Sociale à l’Enfance. Aujourd’hui titulaire d’un CAP, il a bénéficié depuis sa majorité d’une autorisation de séjour et de travail avec autorisation renouvelée tous les 3 mois par la Préfecture, et vient de recevoir une promesse d’embauche en tant que couvreur.

Alors même que le gouvernement français s’est engagé, depuis le retour des Talibans au pouvoir mi-août, à accueillir les Afghans « exfiltrés » et à accélérer leurs demandes d’asile, comment imaginer que l’on renvoie ce jeune homme arrivé sur notre sol depuis 5 ans, scolarisé puis formé professionnellement, qui sera dès son retour forcé, identifié immédiatement comme opposant, et condamné ? Nous ne pouvons imaginer que Monsieur le Préfet puisse ignorer le péril dans lequel cette décision plonge ce jeune homme.

L’association Itinérance Sud Manche, soutenue par la section locale de la Ligue des Droits de l’Homme et par l’association Port d’attache de Granville, qui accompagne ce jeune dans ces démarches d’insertion, est stupéfaite de cette décision de renvoi, au prétexte que l’Afghanistan ne serait plus un pays en guerre, les « forces d’occupation » ayant quitté le pays.

Les afghans réfugiés en France sont traumatisés par les conséquences que font peser le retour des Talibans au pouvoir, sur leurs familles, leurs sœurs, leurs mères, leurs épouses restées au pays. Certains sont sans nouvelles et sans espoir de pouvoir les faire sortir.

Nous nous devons de soutenir les Afghan-e-s, celles et ceux qui souffrent aujourd’hui et souffriront demain de la dictature Talibane puissamment armée qui affiche sans fard ses intentions de régenter à nouveau, sans souci des droits humains, ce pays traumatisé par une successions de guerres.

Nous demandons à Monsieur le Préfet de la Manche de réexaminer ce dossier avec humanité, de permettre à ce jeune qui a bénéficié de l’aide de la France, de rendre par son travail ce qu’il a reçu, en lui donnant une autorisation de séjour, et de travail.

*le prénom a été modifié, pour préserver son anonymat et sa sécurité

Nous avons lancé une pétition, partagée par la LDH et Port d’Attache de Granville. Le lien en est:
Sauvez Omar, un jeune afghan menacé d’expulsion


Partagez cette pétition auprès de vos réseaux et contacts, que la France reste véritablement une « Terre d’Asile »!

Dans le sud-Manche, un Afghan menacé d’expulsion : la Ligue des droits de l’Homme dit sa « stupeur »

Sur France Bleu Cotentin, le lundi 20 septembre 2021 à 18:30 – Par Lucie Thuillet, France Bleu Cotentin

« Dans le sud-Manche, un jeune Afghan de 21 ans a vu sa demande de titre de séjour refusée et il a reçu, le 10 septembre, une obligation de quitter le territoire français. Choquée, la fédération départementale de la Ligue des droits de l’homme a écrit une lettre ouverte au préfet de la Manche.

A sa permanence juridique à Avranches, la Ligue des droits de l’homme reçoit actuellement de nombreux Afghans inquiets pour leur sort et celui de leur famille restée au pays.

La fédération départementale de la Ligue des droits de l’Homme y écrit sa « stupeur » face à cette décision de la préfecture de la Manche, au regard de la situation actuelle en Afghanistan, avec le retour au pouvoir des Talibans.  Ce jeune Afghan, présent en France depuis 2016, a été « pris en charge par l’aide sociale à l’enfance , a obtenu son CAP, a travaillé régulièrement » et « a des perspectives sérieuses d’emploi », écrit l’association et elle demande au préfet de « réexaminer avec humanité le dossier« .  Pour Nicole Launey de la LDH, c’est une décision incompréhensible :

« On a été effaré,  ça nous paraît invraisemblable qu’on puisse dire à des Afghans de retourner dans leur pays, actuellement, en pleine contradiction avec le discours du gouvernement qui a fait revenir des gens. Compte tenu de la situation de ce jeune qui n’a jamais posé de problème, on espère que cette position soit revue. »

Cette décision remonte à la mi-juillet avant la prise de pouvoir par les Talibans, indique la préfecture de la Manche qui précise que les ressortissants afghans en situation irrégulière sur le territoire français ne sont pas reconduits en Afghanistan.

Mais ce n’est pas la seule source d’inquiétude pour la Ligue des droits de l’Homme de la Manche car un autre Afghan, cette fois dans le centre-Manche, vient de voir sa demande d’asile refusée par la Cour nationale du droit d’asile. Cette décision est motivée par le fait qu’actuellement, « alors que les talibans contrôlent la quasi-totalité du territoire afghan, la situation prévalant dans ce pays (…) ne peut plus être regardée, à la date de la présente décision, comme une situation de conflit armé caractérisée par une violence aveugle« .

et aussi dans LA GAZETTE :

Une pétition pour aider Abdoulaye CAMARA, lancée par Itinérance Cherbourg

Une pétition pour aider Abdoulaye CAMARA, lancée par Itinérance Cherbourg

ITINERANCE CHERBOURG a lancé cette pétition adressée à Emmanuel Macron et à Gérald Darmanin, Gérard Gavory, Sonia Krimi, Jean-Michel Houlegatte et Benoît ARRIVÉ.

         PERMETTRE À ABDOULAYE DE POURSUIVRE SES ÉTUDES


Abdoulaye est un étudiant sérieux. Titulaire d’un baccalauréat obtenu en Guinée, il termine sa deuxième année de BTS Gestion des PME. Arrivé en France depuis 2017 où il dépose une demande de titre de séjour en Octobre 2020 qui lui permettra de poursuivre son projet d’études. Trois mois plus tard, la préfecture lui demande ses revenus sans lui remettre de récépissé de demande de titre de séjour qui lui aurait permis de travailler.
8 mois plus tard, on lui adresse une OQTF, alors qu’Abdoulaye est inscrit en licence et envisage de préparer un master ultérieurement.

MOBILISONS NOUS POUR QUE L’ÉTAT FRANÇAIS REVIENNE SUR SA DÉCISION ET PERMETTE À ABDOULAYE DE POURSUIVRE SES ÉTUDES ET RÉALISER SON RÊVE.

https://www.change.org/o/itinerance_cherbourg

Famille albanaise délogée en plein confinement à Avranches

Itinérance Sud Manche se joint au communiqué inter associatif dénonçant le délogement d’une famille albanaise

déboutée. Signé par :

FSU50, UL CGT, Section d’Avranches de la Ligue des Droits de l’Homme, Itinérance Sud Manche et Fédération des Conseils de Parents d’élèves  de la Manche

 

Famille albanaise délogée en plein confinement à Avranches

Nous avons appris avec  stupeur qu’une famille de 2 adultes et 2 enfants  a été invitée  à quitter leur appartement du CADA d’Avranches le 8 avril , en plein confinement et restriction de circulation.

La trêve hivernale a été pourtant prolongée jusque fin mai mais elle ne s’applique pas aux famillesdéboutées de leur demande d’asile.

Les mesures prises lors du premier confinement interdisant toute sortie de logement quel qu’il soit  en période de pandémie n’ont pas été renouvelées, faisant fi des mesures sanitaires prises  pour lutter contre cette  pandémie, et qui sont répétées à longueur de journée.

Nous savons que cette famille a un  gros risque de se retrouver à la rue à Caen où ils ont accepté de se rendre car l’hébergement d’urgence y est saturé. Ces personnes sont pourtant susceptibles d’être contaminées et d’en contaminer d’autres, comme tous les habitants. 

Nous continuons à dénoncer la procédure accélérée appliquée depuis la loi sur l’immigration de 2018  à ces demandeurs d’asile originaires d’Albanie, pays classé comme sûr par la France, et nous dénonçons le rejet de leur recours par ordonnance, sans accès aux juges et sans que les avocats puissent intervenir.

 Ce procédé contraire aux principes du droit se répand actuellement de plus en plus dans les examens de demande d’asile.

Pourtant nous avons vu à Avranches fin 2020 que des Albanais pouvaient obtenir devant des  juges le statut de réfugiés et que ce pays n’était pas aussi sûr qu’on veut le faire croire .

Le recours au rejet par ordonnance met fin à cet espoir…..

Enfin qui se préoccupe du sort de ces deux enfants scolarisés en primaire et au collège, depuis la rentrée de septembre, contraints d’abandonner leurs études alors même que leurs enseignants se félicitent de leurs progrès ? Ils n’auront  même pas la possibilité de finir leur année, entraînant une grande frustration et souffrance chez leurs enseignants, qui ne peuvent que constater le mépris dans lequel  leur travail est considéré.

Avranches le 15  avril 2021

FSU50

UL CGT

Section d’Avranches de la Ligue des Droits de l’Homme

Itinérance Sud Manche

Fédération des Conseils de Parents d’élèves  de la Manche