Mercredi 13 décembre. Une soirée d’échanges et d’informations sur les enfants français retenus en Syrie

La Ligue des Droits de l’Homme, partenaire d’Itinérance Sud Manche, nous fait part du message suivant : nous vous invitons à participer à cette soirée.
Le bureau d’ISM

En ces temps troublés où une actualité chasse l’autre, la section d’Avranches de la Ligue des Droits de l’Homme poursuit son action en faveur du rapatriement des enfants français qui sont encore retenus dans le nord-est de la Syrie.

En partenariat avec Ciné Parlant, vous êtes cordialement invités à une
Soirée d’information et d’échanges
Mercredi 13 décembre prochain à 20 heures
Salle de la Bourdonnière à Saint-Martin-des Champs

 Le film « Daech, les enfants fantômes », documentaire d’ Hélène Lam Trong, sera projeté en  présence de la réalisatrice et d’un représentant du collectif Familles Unies qui regroupe les familles directement concernées par cette tragédie.

Hélène Lam Trong est la toute récente lauréate du  prestigieux prix Albert Londres pour ce documentaire.

2023 – Projet de Loi immigration

Le chercheur François Heran déconstruit les fausses infos contre les étrangers diffusées par la droite extrême et qui sous tendent le projet de loi immigration:

et aussi un article du Monde accessible aux abonnées, dont voici un aperçu :

Comment le Sénat a durci le projet de loi « immigration », du droit du sol à l’aide médicale d’État

Par Julia Pascual Publié dans le Monde le 14 novembre 2023 https://img.lemde.fr/2023/11/14/0/0/5900/3939/664/0/75/0/da610a6_1699972988548-jmug231106061.jpg »

Le projet de loi relatif à l’immigration a été adopté par le Sénat mardi 14 novembre, à 210 voix contre 115, considérablement durci par le gouvernement et la majorité sénatoriale. Soucieux de sécuriser le vote de son texte dans un hémicycle qui ne compte que quarante élus macronistes, l’exécutif a mis en avant le « compromis » qu’il a bâti avec la droite et le centre, et défendu l’« équilibre » des mesures proposées. « Fermeté contre les étrangers délinquants, meilleures conditions d’intégration, simplification des procédures, voilà quel est le projet de loi du gouvernement », a énuméré le ministre de l’intérieur, Gérald Darmanin, après le vote solennel des sénateurs.

Mais pour la gauche et les associations, le compte n’y est pas. Non seulement la mesure visant à créer une régularisation de plein droit pour certains travailleurs sans-papiers a été réduite à une possibilité laissée à la main des préfets, mais le texte est devenu un « repoussoir infâme », a tancé le sénateur Europe Ecologie-Les Verts des Bouches-du-Rhône Guy Benarroche. « L’examen du Sénat a fait sauter des digues que nous pensions jusque-là infranchissables », ont alerté un ensemble de trente-cinq organisations, dont Médecins du monde, le Secours catholique ou la Ligue des droits de l’homme. Même l’Unicef s’est dit « profondément préoccupé » par les conséquences du texte sur les enfants.

Difficile de résumer les dispositions d’une loi passée de vingt-sept articles à une centaine désormais. Alors que M. Darmanin avait surtout communiqué sur son souhait de renforcer la « double peine » en supprimant les protections à l’éloignement de certains étrangers, comme ceux arrivés en France avant l’âge de 13 ans, « ce sont tous les compartiments du droit des étrangers qui sont touchés »,regrette Anna Sibley, du Groupe d’information et de soutien des immigrés. « Ce texte porte la marque des droites extrêmes et a intégré tous les clichés possibles sur l’immigration », appuie Pierre Henry, président de l’association France Fraternités.

« Une dérive indigne »

Restriction du droit du sol pour les enfants nés en France de parents étrangers ; suppression de l’aide médicale d’Etat ; durcissement des conditions du regroupement familial, de la migration étudiante et de la délivrance d’un titre de séjour étranger malade ; restriction de l’accès aux droits sociaux ; rétablissement du délit de séjour irrégulier ; augmentation des moyens de placement en rétention des demandeurs d’asile ; retrait d’un titre de séjour en cas de non-respect des « principes de la République » ; exclusion des personnes sans titre de séjour du droit à l’hébergement d’urgence…

Lire aussi : Article réservé à nos abonnés Projet de loi sur l’immigration : le Sénat durcit le droit du sol

« Des projets de loi qui ajoutent des difficultés sans assurer une meilleure maîtrise de l’immigration, ce n’est pas nouveau. Mais ce texte marque une bascule politique, juge Pascal Brice, président de la Fédération des acteurs de la solidarité, qui regroupe 870 associations et organismes. A la fois par la nature des mesures, leur cumul et la tonalité des débats au Sénat, qui constituent une manière d’assumer une stigmatisation des étrangers. C’est une faute politique majeure et une dérive indigne. »

Responsable du plaidoyer au sein de l’association Forum réfugiés, Laurent Delbos s’inquiète notamment de la « simplification » du contentieux en droit des étrangers, vantée par le gouvernement et inspirée du rapport de la commission des lois du Sénat, présidée par le sénateur Les Républicains (LR) du Rhône François-Noël Buffet. Sous prétexte de réduire le nombre de procédures pour soulager les tribunaux administratifs, des délais de recours sont réduits : « Par exemple, pour contester une obligation de quitter le territoire [OQTF], un débouté du droit d’asile n’aura plus que sept jours au lieu de quinze. Ça rend impossible le recours effectif et ça va toucher des milliers de personnes par an », expose M. Delbos, qui regrette que des mesures techniques passent « sous les radars médiatiques ».

Lire aussi : Article réservé à nos abonnés Loi « immigration » : le Sénat adopte la « simplification » des procédures de demande d’asile et du contentieux en droit des étrangers

« Une procédure d’asile dégradée »

Le texte entérine aussi la généralisation du juge unique (au lieu d’une formation de trois juges) au sein de la Cour nationale du droit d’asile, qui examine les recours des demandeurs d’asile déboutés une première fois de leur requête. Les sénateurs ont aussi supprimé l’article du texte qui prévoyait d’autoriser l’accès au travail de certains demandeurs d’asile. Le gouvernement a, en outre, fait voter plusieurs ajouts tels que la possibilité de placer en rétention un étranger interpellé qui voudrait demander l’asile mais présenterait un « risque de fuite ».

« Cela vise les étrangers qui arrivent d’Italie,explique M. Delbos. Une fois placé en rétention, l’étranger est soumis à une procédure d’asile dégradée. » Une décision est prise sous quatre-vingt-seize heures sur sa demande et, en cas de rejet, le recours n’est pas automatiquement suspensif d’un éloignement. « C’est un vrai recul qui n’avait pas été initialement annoncé par le gouvernement », alerte M. Delbos. « C’est en contradiction flagrante avec le discours du ministre, qui dit réserver la rétention aux délinquants, et c’est une régression majeure qui ne devrait pas être votée en catimini », abonde la directrice générale de France terre d’asile, Delphine Rouilleault.

Lire aussi : Article réservé à nos abonnés Immigration : le Sénat renforce les leviers d’expulsion des étrangers

Le droit à la réunification familiale des réfugiés est, lui aussi, grignoté par des amendements du gouvernement : le délai pour y prétendre est raccourci, l’âge limite des enfants pour en bénéficier passe de 19 à 18 ans, et en sont exclues les personnes n’entretenant pas des « relations suffisamment stables et continues ». A cela, la majorité sénatoriale a notamment ajouté le fait de clôturer d’office l’instruction d’une demande d’asile si une personne quitte son hébergement.

« Un catalogue des horreurs »

Sur proposition des sénateurs LR et du sénateur (Reconquête !) des Bouches-du-Rhône, Stéphane Ravier, le nombre d’années de résidence exigées avant de pouvoir demander la nationalité française est aussi passé de cinq à dix ans.

« C’est un catalogue des horreurs, juge Mme Rouilleault. On a été choqués de voir le nombre d’amendements sur lesquels le gouvernement est resté silencieux », en se contentant de présenter des avis de « sagesse », c’est-à-dire ni favorables ni défavorables. C’est notamment le cas pour l’automaticité de la délivrance d’une OQTF en cas de rejet d’une demande d’asile, sur la suppression de l’aide médicale d’Etat, pour l’allongement de quatre à cinq ans de la durée du mariage avec un Français avant qu’un étranger puisse demander une carte de résident, ou encore pour le fait de conditionner à cinq ans de séjour régulier l’accès à certains droits sociaux (aide au logement, prestations familiales, allocation personnalisée d’autonomie et prestation de compensation du handicap).

Lire aussi l’éditorial : Immigration : un projet de loi à la dérive

Les avis du gouvernement ont même été favorables à l’instauration de quotas annuels d’immigration, au rétablissement d’un délit de séjour irrégulier (passible d’une amende de 3 750 euros), à l’alignement de la situation des conjoints de Français sur les conditions de logement et de ressources du regroupement familial, ou au passage de quatre à cinq ans du temps de mariage avant lequel un conjoint de Français peut être naturalisé.

« L’étranger n’est vu que comme une menace, un fraudeur », a regretté en séance la sénatrice socialiste de Paris Marie-Pierre de La Gontrie, tandis que le Sénat s’est félicité d’un texte qui « pose les fondations d’une stratégie migratoire assumée ». Reste désormais à voir si ces dispositions inspirées par la droite seront validées lors de l’examen du projet de loi à l’Assemblée nationale, à partir du 11 décembre.

Lire aussi : Le projet de loi « immigration » de Darmanin, dernier texte d’une longue série de 117 depuis 1945

Jeudi 16 novembre, soirée « Enfants de tous pays »

Une soirée à 18h30 au Ti Boussa à Avranches, réservée aux adhérents, donateurs et sympathisants de ISM:

1    –  Nous visionnerons – et débattrons autour – six courts-métrages sur le thème « Enfants de tous pays » (programme ci-dessous).

2    –  Nous partagerons un repas concocté par nos cuisinières dans les cuisines du Ti’Boussa, mises gentiment à notre disposition par Alain et son équipe, rue de la Liberté à Avranches.

12€ le repas au profit d’ISM, boissons au bar.

Vous pouvez réserver par mail  <itinerancesudmanche@mailo.fr> ou au 06 66 11 05 34 (Raymond O’Donnell, trésorier) et de préférence avant le 13 Novembre. Paiement sur place.

Programme:

Ancien mineur isolé pris en charge par l’ASE, ses papiers refusés à 18 ans, Mamadou revit grâce à l’écriture d’un livre sur son exil!

Quand RSF69 a rencontré Mamadou, il venait de tout perdre à cause d’une OQTF délivrée par le Préfet du Var à sa majorité : sa prise en charge à l’ASE, son apprentissage en boucherie commencé à Toulon, son rêve d’une existence régulière en France. Mais il a courageusement remis le pied à l’étrier à Lyon. Rescolarisé au lycée François Cevert d’Ecully, subsistant grâce à la solidarité et aux petits boulots, Mamadou vient d’obtenir son bac pro logistique. Il commence à cette rentrée un BTS, faute de pouvoir travailler en attendant le titre de séjour qu’il a demandé à la Préfecture du Rhône.
Surtout, dans le cadre d’un projet pédagogique de son lycée, Mamadou a rencontré l’écrivain Azouz Begag qui l’a  choisi pour l’écriture, à eux deux, d’un livre qui parle de son voyage entre la Guinée et la France. Le titre de ce récit, un mélange très émouvant de témoignage et de fiction, c’est « Né pour partir ».
Le livre a été remarqué par l’éditeur Milan qui a décidé de le publier!

Voilà un bel exemple de ce que l’accueil et la solidarité peuvent accomplir.

Des exemples comme celui-ci, nous en connaissons aussi dans notre région et c’est toujours une récompense pour l’accompagnement que nous leur proposons grâce au soutien que vous, adhérents et donateurs, vous nous apportez.

Samedi 16 septembre: tournoi amical de l’Avranches Cricket Club

La rentrée est faite, la canicule se termine: place aux rencontres conviviales et solidaires.

Zabi Ahmadzai (au centre) est le premier président d’Avranches Cricket-club qui va déployer ses activités sur la pelouse Albert-Nativelle. | OUEST-FRANCE

Samedi 16 Septembre, sur la pelouse annexe Albert-Nativelle du stade René-Fenouillère, à Avranches, entre 10h30 et 17h, aura lieu le tournoi amical de l’Avranches Cricket Club, nouvellement créé  à l’initiative d’ISM et soutenu par la ville d’Avranches. Seront présentes les deux équipes d’Avranches, l’équipe d’Argentan et l’équipe de Caen.

Nous espérons que vous viendrez nombreux assister à ce tournoi, en particulier l’après-midi pour les demi-finale et finale.

Une buvette est prévue, ainsi qu’une vente de crêpes: si vous souhaitez participer, vous pouvez apporter vos crêpes sur place à partir de 14h.

Un article dans Ouest-France:

Les joueurs, la Ville et l’association Itinérance Sud Manche ont travaillé main dans la main pour créer Avranches Cricket club

Deux équipes d’Avranches et deux équipes d’Argentan et de Caen vont s’opposer au cricket sous la direction de Christopher Drew, arbitre britannique. Tous les joueurs attendent des encouragements.  Des animations permettront aux visiteurs de participer. Chacun pourra aussi profiter d’un repas partagé, d’une buvette ou encore d’une vente de crêpes , ​indique Martine Lavallette, présidente de l’association Itinérance Sud Manche qui aide à l’organisation, au même titre que les membres du dernier né des clubs avranchinais.

Sport majeur en Afghanistan et au Bangladesh

 « Nous étions vingt-deux joueurs prêts à composer deux équipes. Il nous manquait un club et terrain « , ​confie Zabi Ahmadazi, fier d’annoncer la création d’Avranches Cricket-club. Zabi appartient à un groupe de jeunes originaires d’Afghanistan et du Bangladesh qui vivent et travaillent dans le Sud-Manche après avoir été accueillis en France au titre de demandeurs d’asile.

Chez nous, en Afghanistan comme au Bangladesh, le cricket est un sport majeur. Pendant nos temps libres, nous avons peu à peu repris la pratique de notre sport favori », ​explique Zabi. La volonté de créer un club et la demande d’accès à une aire de jeu ont rapidement été entendues.  Nous nous sommes rapprochés de la ville d’Avranches et du centre social animé par Séverine Leballais. Nous avons ensuite accompagné les jeunes pour aider à la fondation d’Avranches Cricket-club. L’association a vécu sa première réunion en août. Zabi Ahmadazi en est devenu le président », ​précise Martine Lavalette, convaincue que le sport est un réel vecteur d’intégration.

« Un sport pour les garçons et pour les filles »

Dans la foulée, la ville d’Avranches a proposé la mise à disposition de la pelouse Albert-Nativelle. Une convention d’utilisation a été signée et plusieurs créneaux ont été dégagés pour l’organisation des entraînements. Les membres du club de cricket ont désormais un stade pour jouer et s’entraîner le lundi et le mardi en soirée ainsi que le dimanche après-midi.  Les entraînements sont ouverts à tous ceux qui veulent découvrir notre sport. « Le cricket peut être pratiqué par les garçons et par les filles « , ​indique Zabi Ahmadazi. Sur le plan sportif, c’est une nouveauté. Le cricket classé comme l’un des sports les plus pratiqués au monde figure dorénavant sur la palette des offres locales.

Avranches Cricket Club, bravo !

Août 2023               

Création de l’Avranches Cricket Club au grand complet soutenu par ISM et la Mairie d Avranches   « Depuis que nous sommes en France nous passons notre vie à travailler et là on vit notre passion : le cricket.  »   (Zabi Armadzai  président fondateur…)

Première sortie de l’Avranches Cricket Club (étrennant les maillots bleus floqués au dos de leurs prénoms et à leur chiffre fétiche) à Argentan: 3 matchs 3 victoires !!